03
juin 10

Journée de la parentalité de Périgueux

image Le samedi 28 juin aura lieu la Journée de la parentalité de Périgueux. Il s’agit d’un moment de rencontre entre des parents et des professionnels de l’enfance. Elle est organisée autour de plusieurs espaces pour penser et parler l’enfance. Le premier est dédié aux enfants de 0 à 4 ans et est organisé autour d’ateliers sur la découverte sensorielle, les objets et les traces. Les 4 –12 ans se verront proposer des jeux coopératifs et des conversations musicales tandis que les 12 – 16 ans  pourront jouer avec des jeux vidéo, des SMS ou encore s’initier au Hip Hop.

Un coin discussion permettra aux parents de discuter avec des professionnels de la petite enfance. Parmi les personnes disponibles, vous pourrez rencontrer Yann Leroux, psychologue clinicien et psychothérapeute au CMPP de Périgueux

La journée se tiendra à l’école élémentaire Maurice Albe de Périgueux.

Vous pouvez avoir des informations complémentaires sur le site de la Ville de Périgueux.


26
mai 10

De plus en plus de Ritalin prescrit au Québec

Le Journal de Québec relève une hausse de la consommations des médicaments de la famille du Ritalin. Depuis 2007, la hausse est de 27%. Ces médicaments sont utilisés pour traiter le trouble de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Leur prescription auprès des enfants suscite toujours de vifs débats. Certains relèvent que la société est de plus en plus intolérante vis à vis des débordements des enfants, d’ou la mise en place de médications pour des nouveaux “troubles”. Pour d’autres, la hausse de la prescription du Ritalin est à accueillir comme le signe d’une meilleure prise en charge des enfants


12
mai 10

Pas de bébés à la consigne !

Les professionnels de la petite enfance s’inquiète de l’accueil des enfants en crèche. L’absence de places suffisantes, et l’aménagement des conditions d’encadrement (moins d’adultes par enfants et des adultes moins formés), le regroupement d’assistantes maternelles et la création de jardin d’éveil sont autant de difficultés mises au travers du développement de l’enfant.

Le texte prévoit en effet que les crèches puissent accueillir des enfants en surnombre (10 à 20% en plus) et un abaissement de 40 à 50% du taux de personnel qualifié obligatoirement présent dans les crèches.

Les temps d’accueil sont important : l’enfant est séparé de sa famille, ce qui est pour lui une charge de travail psychique importante. Il est donc nécessaire que les personnes qui le reçoivent soient en capacité de traiter les éléments qu’il amène quelque soient la forme sous laquelle ils se présentent. L’environnement d’accueil doit être chaleureux et bienveillant et d’évidence, il échouera à l’être si il doit s’occuper de trop d’enfants. Les taches les plus visibles seront effectuées, parfois à la perfection, tandis que l’invisible, le subtil, sera délaissé. Les enfants ont besoin des deux.

Un collectif “Pas de bébé à la consigne” s’est créé depuis un peu plus d’un an pour porter à la connaissance du public da dégradation de la qualité des lieux d’accueil

 

Ci dessous un extrait de l’émission Les Maternelles (France 5)

 


06
mai 10

L’enfant sous contrôle

L’excellent documentaire L’enfant sous contrôle diffusé par la chaine Arte est disponible sur leur site. Il montre bien comment la psychiatrie et la psychologie peuvent être utilisées comme des disciplines mettant les individus sous surveillance.  

 

La délinquance est-elle une maladie dépistable dès le plus jeune âge ? Comment, avec le renfort des neurosciences et de la psychiatrie, nos sociétés mettent l’enfance sous surveillance.

En France, en 2005, un rapport de l’INSERM intitulé "Les troubles de conduite chez l’enfant et l’adolescent" suscite un tollé chez une partie des professionnels de la santé mentale et de l’enfance. Ceux-ci accusent l’organisme de prôner la mise sous surveillance généralisée des tout-petits (dès l’âge de 3 ans), sous l’influence de la psychiatrie comportementaliste anglo-saxonne, légitimant ainsi une idéologie sécuritaire en pleine expansion. Car il s’agit aussi de repérer les futurs délinquants potentiels afin de prévenir ce qu’un député appelle leurs "comportements déviants". Une vision qui détermine déjà les politiques sanitaires et sociales dans des pays aussi variés que le Canada (Québec compris), l’Allemagne ou la Grande-Bretagne.


05
mai 10

Le Monde parle des enfants autistes et de leurs familles

 

imageSous le titre Les autistes cherchent leur école, le journal Le Monde se fait l’écho des difficultés rencontrées par les les enfants présentant une pathologie autistique et leurs familles. On y retrouve hélas la banalité du vécu d’abandon par les familles, et les difficultés de mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 donnant obligation d’accueil à l’école des enfants quelques soient les troubles ou les handicaps qu’ils présentent.

Lire l’article.


08
fév 10

Guillaume Leblanc a Périgueux

LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME

section de Périgueux, vous invite à un échange avec

Guillaume le BLANC

Professeur de philosophie à l’Université Bordeaux III

L’INVISIBILITE SOCIALE"

« Le visage où autrui se tourne vers moi, ne se résorbe pas dans la représentation du visage. Entendre sa misère qui crie justice ne consiste pas à se représenter une image, mais à se poser comme responsable. »  E. LEVINAS, Totalité et infini.

MARDI 16 FEVRIER 2010 à 20h

BIBLIOTHÈQUE DE PÉRIGUEUX AMPHITHÉÂTRE JEAN MOULIN

Les échanges et les débats seront animés par la Ligue des Droits de l’Homme et le Collectif de Réflexion et d’Action sur les Souffrances Psychiques et Souffrances Sociales.

La librairie MARBOT proposera les ouvrages de Guillaume le BLANC, dont le dernier paru, L’invisibilité Sociale.

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Avec l’aide de la Mairie de Périgueux

ARGUMENT

Facilement, des empreintes sur le sable, ou des inscriptions obscures sur un mur, font démarrer l’appareil psychique à penser, à imaginer, à jouer avec des hypothèses de représentations, avec des identifications, et avec des projections de désir ou de fantasmes quand à la nature de l’autre pour nous. Il y a quelque chose à voir, et à comprendre, peut être à faire.

A l’inverse, de multiples visages, et de multiples appels sont obstrués, non seulement dans, mais par, l’organisation sociale, et par l’organisation sociale intériorisée individuellement.

Les sans-papiers, les sans-logement, les sans-travail, les sans-participation sociale, sont conduits à ressentir et à penser que leurs vies ne valent pas grand-chose, de presque rien à moins que rien. De plus, l’insécurité sociale entretient le risque, le risque d’avoir une vie considérée de honte, alors que le sentiment de honte est induit par la délégation de responsabilité de l’organisation sociale qui s’en lave les mains.

Fedor DOSTOÏEVSKI était heureusement tourmenté par les formes les plus décomplexées de la négation de l’autre ; Jacques SEMELIN a analysé les formes extrêmes de la purification : « la construction de cette communauté du « nous » va s’opérer au prix du rejet d’un « Autre » perçu comme un « eux » » ; Albert CAMUS n’utilisait pas pour rien le qualificatif d’étrange : « La révolte ne peut se passer d’un étrange amour » ; Hannah ARENDT nous a indiqué aussi qu’il y a à décider : « nous devenons égaux en tant que membres d’un groupe, en vertu de notre décision de nous garantir mutuellement des droits égaux. » ; le psychiatre  Jean FURTOS, Directeur de l’Observatoire national des pratiques en santé mentale et précarité, indique que « la grande caractéristique de la souffrance psychosociale est qu’elle ne fait pas l’objet d’une demande directe. »

Alors, dans son dernier ouvrage, L’INVISIBILITE SOCIALE, Guillaume le BLANC analyse les modalités du travail de relégation de membres de notre espèce humaine et propose une clinique de la restauration de l’humain, non pas par l’adaptation, mais par la participation visible et critique des contenus et voix des vies invisibles.

Pour lui, « la visibilité et l’invisibilité ne sont nullement des qualités naturelles mais des modes sociaux de confirmation ou d’infirmation des existences […] le subalterne, le précaire, l’exclu sont alors de moins en moins audibles, de moins en moins visibles. Il est urgent que la philosophie prenne le parti des sans-voix et des invisibles si elle veut contribuer à une critique de la normalité sociale […] car une vie cherche moins à être reconnue qu’à faire œuvre, à pouvoir participer de manière irréductible à la cité. »


25
nov 09

Depression maternelle et asthme infantile

 

Les symptômes de l’asthme peuvent être aggravés par la dépression maternelle : ce sont les résultats menés par une étude du John Hopkins Children Center et publiée dans le Journal of pediatric psychology.

L’étude a été menée sur 262 femmes noires américaines ayant un enfant asthmatique. Le choix de cette population est du au fait qu’elle est beaucoup plus affectée par l’asthme infantile que le reste des américains. Il a été observé que les enfants asthmatiques ayant une mère dépressive ont vu leurs symptômes aggravés durant les 6 mois de l’étude tandis que ceux dont la mère était moins déprimée avaient des symptômes moins sévères.

Les liens entre les affections psycholologiques de l’enfant et l’environnement, notamment maternel, sont connus depuis longtemps. Mais cette étude apporte une nouveauté en précisant la qualité de cette relation. Dans le cas de l’asthme, la gravité de l’affection de l’enfant est sans effet sur l’affection maternelle : les mères sont ni plus ni moins déprimées en fonction de la gravité de l’asthme de leur enfant.

La dépression maternelle peut influencer sur l’asthme de l’enfant de plusieurs façon : un adulte déprimé est moins a même de donner les soins nécessaires à un enfant, du fait de sa fatigue, des troubles de l’attention et de la mémoire et de la modification des interactions fantasmatiques entre la mère et l’enfant.

 

L’étude :[PDF] [HTML

Michiko Otsuki, Michelle N. Eakin, Lisa L. Arceneaux, Cynthia S. Rand, Arlene M. Butz, and Kristin A. Riekert
Prospective Relationship between Maternal Depressive Symptoms and Asthma Morbidity among Inner-City African American Children
Journal of Pediatric Psychology Advance Access published on October 22, 2009. doi:10.1093/jpepsy/jsp091


24
nov 09

Autour du féminin

 Famille

                                  en Gironde

 

 

Rencontre Débat

« Autour du Féminin »

 

le jeudi 19 novembre 2009

La Femme : Des mythes originaires aux mythes modernes

animée par Monsieur  Patrick RÖDEL , Philosophe.

 

 

le jeudi 17 décembre 2009

 

Le féminin et la maison 

Animée  par Madame Françoise MEVEL  , psychologue

 

 

le jeudi 14 janvier 2010

 

La Femme et les transmissions matérielles, immatérielles et humaines 

Animée  par Madame Carole LEMÉE  , Anthropologue.

 

 

 

 

 

 

De 20 heures 30  à  22 heures 30

Athénée Municipal de BORDEAUX

Entrée libre et gratuite

 

 Renseignements auprès de Familles en Gironde, tél : 05 56 51 17 17

                                    Réseau, Ecoute, Appui

                      Et Accompagnement

                     des Parents en Gironde

 

 


18
nov 09

Peres egoistes ?

Une récente étude de chercheurs montpelliérains a mis en évidence que les pères sont d’autant plus attachés à leurs enfants que ceux ci leur ressemble. Ils ont tendance à passer plus de temps, à  dépencer plus d’argent et a mieux nourrir les enfants qui ont le plus de traits communs avec eux.

Les chercheurs interprètent les résultats avec la théorie évolutionniste. Cet attachement privilégié a ce qui leur ressemble serait pour les père une façon de donner d’assurer la dissémination de leurs propres gènes.

Mais cela manque ce dont il s’agit lorsqu’il s’agit de père. Etre père, c’est précisément s’extraire du monde animal et d’accepter de reconnaitre pour sien quelque chose qui ne tient que par la parole d’un autre. Etre père, c’est reconnaitre pour vrai la parole d’un autre qui vous désigne comme tel. Etre père, c’est assumer les que cette simple parole vous donne, et les assumer sans attente de retour

 

Tout commence avec des représentation

La ressemblance est quelque chose qui sature la paternité mais pas uniquement pour des questions de génétique : c’est aussi affaire de représentation et de symbole. Dans un très beau texte, Didier Lett, montre en quoi le fait qu’un enfant exprime son père par son visage est un mode d’appropriation symbolique. Pour bien le comprendre, il faut faire un détour par l’histoire des représentations de la fécondation. Au moyen-âge, deux réprésentations s’affrontent. La première, galienique, reconnait a la femme une participation a la procréation tandis que la seconde, aristotélicienne, affirme que la femme ne joue aucun rôle. Toutes les deux s’accordent pour reconnaitre au sperme masculin “le principe de la génération” : si la femme joue un rôle avec un sperme féminin, c’est en affaiblissant ou en déformant l’effet du sperme masculin. Cette influence peut être telle que finalement l’enfant ressemble à sa mère : il nait fille au lieu de garçon.

Tout être qui engendre, engendre son semblable". Thomas d’Aquin

La ressemblance et la dissemblance disent les rapports de force entre les sexes : un enfant qui ressemble à son père sperme fort, tandis qu’une signe sera le signe d’une défaite paternelle dans l’enceinte maternelle. Qu’un fils puisse ressembler à sa mère ou une fille a son père restera longtemps méconnu parce que trop opposé aux représentations de l’époque. On laissera aux femmes quelque influence pendant la grossesse ou l’alaitement, mais cette influence sera toujours funeste.

Finalement, le fait les femmes soient les seules a savoir faire de la différence restera longtemps longtemps à penser

L’étude : Father–offspring resemblance predicts paternal investment in humans.


13
nov 09

Entrer dans le debat par la porte du reve